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Idées, informations, débats... sur le vin, l'oenologie, la gastronomie, la culture... Selon une approche tournée vers le plaisir, l'hédonisme, la curiosité et l'épicurisme.

Calendrier de l'Avin 2016 : Bienvenue chez Olivier, l'homme sensible

Publié le 3 Décembre 2016 par Philippe CUQ

Comme chaque année depuis les siècles des siècles, la fée du vin Eva nous propose de lire chaque jour du mois de décembre une petite chronique sur un vin qu'on aime, réalisé par une personne qu'on apprécie. Pour moi, cette année, ce sera Olivier Techer et ses vins !

Et oui ! On va parler de bordeaux... L'appellation (en fait, il y en a plus de 50 sur plus de 120.000 hectares) la plus décriée du mondovino, parfois la plus jalousée, peut-être aussi la plus hétérogène, et la plus connue au monde avec le Champagne... Mais on va parler d'un de ses représentants à mon avis les plus atypiques et de son appellation certainement la plus prestigieuse, avec son célébrissime navire-amiral Pétrus : Pomerol !

Je le connais assez bien, le vigneron sus-nommé, pour l'imaginer à la lecture de ce billet froncer le nez et légèrement rougir. Tu m'en voudras pas Olivier de te déclarer mon admiration en public, hein ? En passant, je me permets de transmettre deux bises à Marine, ta muse, que je n'ai pas mise sur les photos mais qui était bel et bien là ce jour-là ! D'ailleurs, la robe lui va mieux qu'à toi, si je puis me permettre...

Oui, je prends d'utiles précautions parce que sous la tenue rouge des Hospitaliers de Pomerol - et il est réellement hospitalier, le bougre - bat un coeur très sensible mais se cachent également deux bras de dimensions fort respectables, aptes à faire réfléchir toute personne raisonnablement consciente des risques de l'humour ou de la critique déplacés... Après, vu l'humanité et le respect du bonhomme, je pense qu'il faudrait vraiment insister pour voir la transformation en golgoth... Ah ! Un truc utile pour ne pas commettre d'impair : Hulk est vert et n'a pas le sens de l'humour. Olivier , lui, est rouge et généralement souriant, comme le prouve la photo ci-dessus. Il est également doté d'un humour ravageur qui se joue des degrés comme il se joue des assemblages de ses merlots et cabernet-francs...

Bon, revenons à nos moutons qui ne sont pas de Rotschild d'ailleurs : les vins du château Gombaude-Guillot, une propriété sur le plateau de Pomerol, qui existe depuis 1860 et qui - chose hélas trop rare dans ces régions - conduit sa production selon les règles de l'agriculture biologique depuis 1997 et selon les préceptes de la biodynamie depuis 2006 (pour faire simple, s'interdire l'usage de biocides et travailler selon une approche harmonieuse de l'équilibre du terroir et de la vie des vignes, tout en limitant l'usage des intrans au minimum nécessaire).

Bon, ici on est sur Pomerol alors oubliez les carbo gazeuses qui chatouillent le nez (mais ne font pas toujours rire) et les vins seulement rigolos. Ici on est sérieux, de père et mère en fils. Mais il ne faudrait pas confondre sérieux et tristesse : on sait boire même si on sait déguster, on sait rire même si on sait débattre, on sait manger sérieusement - plus facilement le boeuf que le tofu pour ce que j'en sais -, on sait partager vraiment... Et on sait attendre aussi. On fait des vins souvent excellents sur leur jeunesse (moyennant un généreux carafage quand même) mais fabuleux quand ils prennent de l'âge. Et on fait souvent mentir les "experts" aussi (le Techer est taquin) : essayez donc de trouver un fabuleux magnum de 2003 de chez Gombaude-Guillot (un petit indice : il y en a dans Le Lieu du Vin)... Une année sans grâce et toute en lourdeur selon la vox populi, or vous allez voir ce que peut être un vin puissant, mûr, avec des notes fumées et un peu de fraîcheur mentholée... Vous oublierez la "lourdeur" du millésime pour vous mettre à rêver de côtes de boeuf, de daubes et pourquoi pas de lamproie à la bordelaise, en partage avec une bandes d'amies et d'amis hédonistes (Thomas, Alex, vous m'entendez ?)...

Et comme Olivier - qui est en train progressivement de prendre les rênes de la propriété, après un retour dans les vignes en 2010 - est un petit punk sous un air de gentleman-farmer qui aurait abusé des protéines (dis rien Olivier, ou je raconte à Marine notre dernier repas !), il s'est amusé à donner un coup de jeune à cette magnifique appellation de Pomerol. Et c'est Pom'n'roll que voilà ! Vous avez déjà goûté un vin qui vous donne envie de chanter "Y'a d'la joie" ? Moi oui, plusieurs fois. Et là, c'était version symphonique, avec une partition classique jouée par un orchestre composé pour moitié de rockeurs... La joie de boire et de partager un excellent vin, un vrai pomerol (n'oubliez pas de carafer du coup !) et celle de savoir que le type qui a commis cet outrage au classissisme est un vrai gentil, un perfectionniste, un gars cultivé et drôle, un hédoniste et un vigneron génial, travailleur et exigeant... bref, un ami.

 

Et après cette première réussite et quelques millésimes récents de Gombaude-Guillot d'excellente facture, Olivier s'attaque au négoce, de qualité, toujours avec une base de raisins sains, bios, avec sa gamme "Satellite" ! On le voit là s'attaquer au marché belge avec enthousiasme et détermination ! J'espère, au vu de ce premier essai, qu'il va nous faire quelques cuvées sur d'autres appellations...

Mais pour cette fin d'année, puisqu'il faut choisir un vin en particulier, je vous recommande donc le "bébé" d'Olivier : Pom'n'roll ! Un vrai Pomerol (carafez-le, on vous l'a dit !), mais avec ce qu'il faut de fraîcheur pour rester sur une tonalité jeune, fraîche et fruitée... On voit qu'au-delà de la maîtrise technique, il y a une sensibilité : sensibilité au terroir, sensibilité à la vigne et sensibilité humaine. Un vin réalisé par un vigneron hospitalier par tradition et innovant par passion.

Bref, comme à mon habitude, j'ai du mal à dissocier l'homme (ou la femme) des vins qu'il réalise. Et là, tant les vins que l'homme sont dignes d'intérêt et de fréquenter ma cave professionnelle et ma cave personnelle ! D'ailleurs Olivier, tu reviens quand avec la tribu, m'aider à gérer mes stocks ?

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Les mystères de l'Aveyron

Publié le 2 Novembre 2016 par Philippe CUQ

Je suis de ceux qui pensent que pour pouvoir aisément aller à la rencontre des autres, apprécier les différences et s'en enrichir, il est préférable de savoir d'où l'on vient. Etre rassuré sur sa propre identité, sa culture, met en disposition pour apprécier celle des autres, s'étonner sans s'effrayer, et même parfois essayer d'en prendre une partie pour soi-même, pour évoluer, s'enrichir.

En ce qui me concerne, je suis un produit du sud-ouest, sur plusieurs générations, Tarn, Lot et Aveyron pour l’essentiel. Et l'Aveyron parmi eux est essentiel. J'aime ce pays : la pureté translucide des ciels d'Aubrac, le nez de garrigue des plateaux calcaires du sud sous le soleil, les douceurs vallonnées des vallées d'élevage, les couleurs des rougiers, la rugosité des rochers où je jouais enfant...

Et l'Aveyron, avec la diversité de ses terroirs, est un pays de vin. Mauzac, chenin, chardonnay, mansois, gamay, cabernets, merlot, mouyssaguès, sauvignon, jurançon noir, couderc ou tannat y développent leur arômes transcendés par quelques vignerons aussi originaux que talentueux, sur des schistes, des granits, des causes ou des rougiers. Et à ceux-là se rajoutent quelques pépites vinifiées en douce tels quelques pieds de clinton, de rayon d'or, de baco, de 54-55 ou de concord, disséminés discrètement au milieu de parcelles isolées...

Si nous ne sommes plus aux temps des plus de 8.000 hectares de marcillac qui irriguaient Rodez et le bassin houiller, il faut savoir que les romains furent à l'origine des vignes, plantant le plus souvent long des voies fluviales quelques arpents aptes à abreuver les habitants comme les colonnes romaines. L'histoire est donc longue et aboutit aujourd'hui à une "renaissance" de certaines appellations grâce à quelques animateurs tenaces, comme Jean-Luc Matha en Marcillac, une locomotive nourrie au mansois (ou fer servadou), dont vous trouverez les nectars dans le Lieu du Vin et dont vous pouvez voir une photo des vignes au début de cet article.

Mais aujourd'hui, je voulais vous parler d'autres histoires, de celles se jouent dans la discrétion et la modestie, pas celles que certains affichent sur leur bouteille comme argument marketing, mais la vraie, qui se suffit à elle-même et se découvre. Et il faut être modeste pour faire du vin dans certains coins de l'Aveyron, comme le Fel (ici, en hiver) ou Cransac !

Même s'ils le mériteraient cent fois, je ne vais pas vous parler ici de Patrick Rols et de son frère Joël, magnifiques vignerons de Conques, qui commencent heureusement à être connus et reconnus et à qui on doit la renaissance du vignoble dans cet écrin médiéval. Tiens, en voilà deux d'ailleurs qui peuvent se contenter de laisser leurs vins pour parler pour eux : natures, frais, structurés, originaux... Toutes leurs cuvées méritent d'être connues !

Je vais plutôt parler de deux "doux dingues", chacun à sa manière, qui ont créé un vignoble selon leur cœur, pour faire des vins selon leurs goûts. Loin de tout objectif marketing, d'effet de mode ou de gesticulations... Deux vignerons dont les cuvées sont disponibles dans Le Lieu du Vin, évidemment, avec celles de Jean-Luc Matha, des frères Rols et bien d'autres encore.

Le premier, c'est Didier Bouscal. Une histoire pas comme les autres d'un passionné qui prend sa retraite pour faire du vin ! Attention, pas du vin en agriculture de loisir : du vin comme vigneron, professionnellement et avec passion.

Didier a repris les vignes de son grand-père, quelques arpents en fermage et planté les siennes. On y trouve (presque) de tout : du merlot au concord, en passant par les locaux mansois, jurançon noir ou les originaux rayon d'or, 54-55 et peut-être même des traces d'herbemont et d'othello subrepticement disséminés dans certaines parcelles en complantation. 

Un travail en biodynamie, des vinifications sans soufre en levures indigènes, des choix originaux d'assemblages ou de vinification (dont un rosé absolument pas à la mode mais tellement plus intéressant que ces rosés sans couleur et sans âme), un vrai travail d'écologiste (création de nichoirs à insectes, complantations, pas d'herbicides ni de biocides... et voilà des vins à la fois originaux, plaisants, réalisés par un passionné qui a depuis peu le renfort de son gendre. Et voilà donc quatre cuvées, dont une (le très réussi "Vin d'Autrefois") avait pour première ambition de rappeler les vins que l'on buvait autrefois dans ce pays de mines. 

Je n'étais pas là, dans les années 50, pour avoir dégusté les vins du pays noir, mais si c'était ça qu'ils buvaient, nos anciens (dont mon grand-père mineur de fond), je pense qu'ils se régalaient sacrément !

 

Le deuxième, c'est Jean-Marie Paillard. Lui se constitue un complément de retraite en anticipation (il va y passer progressivement à partir de l'année prochaine). Il y met tout autant de passion et de professionnalisme que d'originalité et d'humilité.

Il propose un assemblage de mansois et de pinot noir dont la première dégustation (sur le millésime 2011) m'a laissé pantois lors d'un repas de village, avec deux versions disponibles aujourd'hui : brut de cuve et avec un petit passage en barrique usagée (pour ne pas trop marquer le vin).

Il faut voir ses vignes, vivantes et soignées comme un jardin, avec au milieu de l'une d'entre elles un carré d'arbres truffiers, pour comprendre le soin que Jean-Marie met à travailler son "jardin" et le respect qu'il a de la nature.

Là encore, pas de certification -- se balader avec lui dans la vigne suffit pour comprendre -- mais un vin profond, fruité, relativement puissant et, pour les derniers millésimes, un nez plutôt de pinot et une bouche davantage de mansois, qui après un carafage bienvenu se laisse efficacement poser au milieu d'une tablée de copains, sur un civet ou une daube.

Et, quoi qu'on en pense, ses étiquettes quasi-psychédéliques parfois, basé sur les tableaux d'un peintre aveyronnais apprécié du vigneron, apportent un petit air de folie à ces vins originaux mais plutôt sages !

Pour finir - temporairement - avec les vins de l'Aveyron, disons que c'est un pays qui a un énorme potentiel, qui commence à voir l'émergence d'une production tout autant originale qu'éloignée des vins industriels sans âme hélas si courants... 

Alors si vous avez l'occasion et le goût, venez donc par chez moi, goûter aux nectars de mon pays... On a en plus eu la bonne idée d'inventer pas mal de plats qui vont avec !

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La vérité est humaine

Publié le 9 Octobre 2016 par Philippe CUQ

Loin des oukases prétentieux et ridicules de certains arbitres des élégances -- qui en manquent singulièrement -- il est possible de trouver, en paix avec soi et le monde, des moments particuliers où le vin est un médiateur entre le réel et les rêves. Sans devoir en abuser, sans appeler à quoi que ce soit d'autre que le moment présent et un partage impromptu avec une sœur ou un frère humain qui passe.

Le vrai talent c'est de faire émerger le potentiel d'un terroir et des raisins qui y sont nés : c'est la maïeutique du vigneron. Il ne s'agit pas de corriger ou d'imposer, de maquiller, de tromper, mais de faire des choix, de les assumer et d'accompagner.

Le vin se fait à la vigne, ensuite on l'accompagne.

Pas de nécessité idéologique de se poser la question du vin nature ou pas nature, du sans souffre ou du souffre et si oui, combien, la question n'est pas vraiment là même si elle a un intérêt. Il s'agit essentiellement de regarder, de raisonner, de comprendre, puis d'agir, ou pas, d'intervenir, ou pas, de corriger, ou pas. Il s'agit de faire appel au cœur et à l'intelligence tout autant qu'au savoir-faire, en pensant à long terme (c'est long une vie, et d'autres vont suivre).

Il s'agit aussi de faire confiance. De se faire confiance et de faire confiance à Dame Nature. Mais comme dans les affaires humaines, la confiance ne se décrète pas : elle se construit. Donnez aux vignes ce qui leur est nécessaire, apprenez-leur progressivement à trouver par elles-même les ressources vitales et il est fort probable qu'elle vous le rendra. Sous forme de grappes aptes à exprimer leur terroir et à vous autoriser d'y mettre votre signature.

Evidemment, quand j'envisage la possibilité ou la nécessité de corriger ou d'intervenir, c'est avec mesure et après réflexion. Il me semble incongru, voire totalement irresponsable pour soi et les autres, d'utiliser toute la pharmacopée industrielle qui détruit progressivement le monde, le stérilise et nous gratifie au passage de jolis cancers. Il y a bien d'autres moyens, plus compatibles avec la nature et la vie biologique des sols, à commencer par les pratiques culturales (densité, conduite, type de travail du sol, complémentarité sol/porte-greffe ou cépage/climat, approche systémique du biotope...) et des traitements respectueux des équilibres du vivant... et de sa propre santé et de celle de ses voisins.

J'aimerais entendre ceux qui hurlent aux scandale dès qu'un vin a 2g d'acidité volatile hurler aussi fort dès lors qu'une enquête fait apparaître 14 résidus de pesticides dans un vin dont la "prestigieuse" marque arrive comme par miracle à sceller la plume des Don Quichotte pourfendeurs de vins naturels (lire ici par exemple)...

Ceci dit, probablement que pour beaucoup, le "bon goût", notion principalement subjective et éminemment contextuelle et culturelle, a beaucoup plus d'importance que la santé publique, qui pose pourtant des problèmes concrets autrement plus objectifs et beaucoup plus graves.

Je suis toujours surpris quand de "grands anciens" s'arrogent le droit de définir le bon goût et les bonnes pratiques, qu'ils soient vignerons, restaurateurs, critiques ou quoi que ce soit d'autre d'ailleurs. Je suis choqué quand certains soutiennent des pratiques toxiques et s'amusent des "bios rétrogrades" qu'ils essaient de ridiculiser en faisant croire que la technique de pointe et la compétence sont l’apanage des producteurs industriels.

Je préfère de loin les vins de ceux qui pratiquent une agriculture pensée, réfléchie, qui vise non seulement à faire les vins qu'ils ont envie de boire eux-mêmes mais qui en plus agissent de façon à minimiser leur impact sur l'environnement.

Leur magie vient de leur humanité, pas du marketing fut-il bling-bling ou hyper-traditionaliste. Ils ne sont ni des truqueurs, ni des mages ; leur passion rend leurs vins magiques. C'est ça la part d'humanité et de naturel qu'ils mettent dans leurs bouteilles : la passion. Pour faire un "Ange", Gérard Marula travaille, pense, rêve. Pour faire Pélissols, Vincent Bonnal bosse et met à profit ses expériences internationales et sa connaissance de plusieurs cultures. Et en oublie parfois de se raser...

On est libre de les aimer, ou pas. D'aimer leurs vins ou pas. Ce qu'on doit leur reconnaître, c'est que leurs vins sont faillibles, pas toujours parfaits, mais tellement profonds, si intéressants, parfaitement aimables, très différents... Chacun propose une vérité. Chacun a mis une part de transcendance.

Humains, tout simplement.

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La secte, le gourou et la bouteille de vin

Publié le 6 Octobre 2016 par Philippe CUQ

Je suis un buveur de vins dits naturels. Oui. Et même j'en vends. Oui.

Je bois également des vins conventionnels, plus rarement il est vrai, et je me limite généralement à quelques-uns faits par des gens que je connais, dans des conditions que je considère "soutenables", et parfois à de grands crus relativement anciens, ou très anciens (j'ai beaucoup de chance d'avoir de bons amis, et j'ai eu aussi celle de me constituer dans le temps une cave plus qu'enviable). Et j'en vends aussi, même si c'est anecdotique. Je ne suis pas sectaire mais j'ai des convictions.

Pour certaines personnes qui ont une approche très curieuse des relations humaines --je dirais même pathologiquement biaisée--, je suis donc membre d'une secte, au titre de la première des deux assertions précédentes. Et pour les plus atteints d'entre eux, je flirte même avec une dérive fasciste, surtout si je m'avance à relever quelques-unes de leurs conneries...

Le fait d'avoir fait le choix conscient de privilégier des vins sains, élaborés en pratiques biologique, biodynamique et sans ajouts de sulfites (ou avec peu de sulfites et pas plus de béquilles chimiques ni de pasteurisation pour le remplacer), ferait donc de moi un individu dangereux, obscur, malveillant, voire en train de menacer l'ordre social ? Au mieux un suiveur dominé par des techniques de manipulation mentales dont la Guépéou, Monsanto, le 国家安全部, ou Bolloré auraient rêvé ?

Le redouté grand gourou Antonin Iommi-Amunategui, forcément machiavélique et dont l'objectif est de conquérir le monde, en commençant par Paris évidemment, serait donc mon maître ?

Je reconnais en effet avoir participé à ce que certains voient comme des rituels sectaires et obscurs. Des riyuels qui ont essentiellement consisté à ouvrir en rafale des bouteilles de vins naturels, puis à psalmodier des formules incantatoires comme "il sent pas un peu le renard, non ?", "vas-y, sors-y le gaz !", "l'Anglore, j'en veux encore !" ou "y'a d'la pomme ? Y'en a aussi !". Rituels immanquablement suivis de gloussements rythmés (des rires), d'attouchement (la bise aux arrivants, ou aux partants, essentiellement) et d'absorption de substances hallucinatoires (les-dits vins naturels, mais aussi leurs compléments solides, allant de la viande de cochon en salaison au tartare de Saint-Jacques aux truffes...).

Alors évidemment, pour certains Zemmour pinardiers c'est le mal-être et l'aigreur qui conduisent de pauvres gens à s'abandonner à cette secte et à son impitoyable gourou. Dans ces moments de perdition, l'on partage ivresse, bons mots, plaisir et jus de raisins fermentés... pour oublier notre pénible conditions d'Hommes libres et de mortels. Car la liberté effraie autant que la mort.

Que reprochent donc les contempteurs de la "secte" des buveurs de vins naturels à ses membres sinon d'oser boire en dehors des clous, de se rire des apôtres du "bon goût" et de s'ouvrir à des goûts oubliés, voire méprisés, comme le furent ceux des hybrides ou des "cépages modestes" ?

Cette bouteille-ci, par exemple, est représentative de ce qu'il ne faut pas faire : jeune vigneron par passion de près de soixante ans, qui parle de son nouveau métier avec des vibratos dans la voix, un vin de cœur qui est né des vignes du grand-père et de cépages inusités, voire méprisés, un goût légèrement foxé, fruité, un vin qui s'ouvre lentement pour amener vers un voyage inconnu, mais si plaisant...

Du jurançon noir, du fer servadou, et dans les "petits" cépages, de l'othello, du couderc du 54-55, du seibel... Rien de courant, rien de normé. Un vin de secte pour certains peut-être car si différent. Un vin fait par plaisir et pour le plaisir, pour le partage. Un vin courageux car hors de tout repère.

Si ce vin est un vin sectaire, je fais partie de cette secte, et il me tarde d'en partager une avec mon cher gourou ! Librement...

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L'éthique n'est pas en solde

Publié le 22 Août 2016 par Philippe CUQ

Régulièrement reviennent les saisons des foires au vin ou des soldes. Le battage a déjà commencé, et vous allez être soumis au matraquage de la grande distribution et des chaines industrielles. Pour les foires aux vins, je veux parler de Nicolas, en particulier, qui est en fait le cache-nez du Groupe Castel, le producteur de "La Villageoise" mais aussi des chaînes de GD : de Leclerc (le précurseur, toujours en avance pour plumer clients et fournisseurs) à Auchan (et son superbe "Pierre Chanau, http://www.berthomeau.com/article-mais-qui-c-est-ce-pierre-chanau-pour-sur-un-gros-vigneron-qui-inonde-les-foires-aux-vins-48152597.html) ou Intermarché, tous sont sur les rangs pour vous fourguer quelques pépites (parfois un peu détournées) dans un flot de vinasse industrielle.

Pour avoir quelques éléments sur ces célèbres foires, je vous recommande l'écoute de cette émission de France Inter. C'est bref, ça pique un peu, c'est Nicolas Demorand, et du coup, ça éclaire autrement quelques idées reçues et ça donne le point de vue de divers professionnels et amateurs.

Quant aux soldes, c'est un peu le même principe : vendre apparemment moins cher un produit industriel qui de doute façons ne vaut pas le prix affiché, même remisé.

L'éthique n'est pas en solde

Ceci dit, il n'y a ni soldes ni foire aux vins dans Le Lieu du Vin, le magasin que j'ai créé il y a bientôt trois ans au 3 avenue Gambetta, dans le 20ème parisien, dans lequel Anne m'a rejoint depuis un bientôt un an et Joanna vient régulièrement donner un coup de main.

Et à cela il y a plusieurs raisons. En voici quelques-unes...

J'ai crée cette cave avec un souci éthique qui m'amène à pratiquer des prix honnêtes. C'est à dire des prix qui rémunèrent le travail des vignerons, qui rémunèrent le mien (même si c'est encore difficile), et nos investissements à tous deux. On essaie de proposer des vins que nous aimons à des prix qui restent accessibles pour les clients (ce qui signifie par exemple que je ne spécule pas sur certains vins, voire que je ne répercute pas toutes les augmentations en cas de soucis ponctuel d'un vigneron). Ceci dans le but de permettre à chacun de vivre correctement de son métier et de rendre accessible au maximum de personnes les plaisirs d'un bon vin, à partager entre amis. Cela nous amène à avoir un choix important entre 6 et 15 euros, même si nous proposons des Pomerol, Clos Saint-Denis et autres Châteauneuf-du-Pape qui dépassent allègrement ce budget. Mais ce sont des prix justifiés, à notre humble avis, et pas stratosphériques !

Nous privilégions, avec les vignerons comme avec mes clients, la recherche d'une relation durable. Il n'est pas question que je mette la pression sur un vigneron pour qu'il baisse ses prix et que je puisse afficher une remise sans en supporter les conséquences. Il n'est pas question que je fasse des pseudo-réductions sur des vins que je vendrais trop cher le reste de l'année, ou pire, que j'augmente mes prix de 30% avant d'afficher une réduction de 25% (si, si, je vous assure, ça se fait... comme la célèbre promotion par paquets de trois plus chère que d'acheter trois fois le même produit en rayon hors promotion).

L'éthique n'est pas en solde

Nous recherchons toujours les vins les plus honnêtes possible, fait par des vignerons que j'apprécie : respectueux de leur terroir, soucieux de leur environnement et réalisant des vins sans maquillage chimique ou technologique. C'est bien meilleur pour notre santé et celle des gens qui œuvrent pour le faire. C'est plus compliqué, plus aléatoire, mais ô combien plus intéressant et plus plaisant. C'est aussi à l'exact opposé des vins de la grande distribution qui a créé ces "foires ovins" et abuse des médailles et autres collerettes, sans aucune valeur d'ailleurs, puisque vendues à ceux qui les payent pour les mettre sur leurs bouteilles...

On ne travaille pas avec des "blockbusters" qui produisent des centaines de milliers de bouteilles (voire 10.000.000 de bouteilles pour un des faiseurs les plus célèbres du sud-ouest, qui a réussi à continuer de se faire passer pour une petite exploitation artisanale) sur des centaines d'hectares. Les vins qui sont proposés à la cave, sauf rares exceptions (qui doivent le mériter), sont tous des vins de vignerons, les pieds dans les vignes et la tête dans les étoiles. Du coup, nul besoin de centaines de tonnes de prospectus papier glacé pour écouler les stocks : il y en a déjà si peu des vins de ces femmes et ces hommes passionnés...

Notez que, outre le mésestimé muscadet (à tort, comme dit dans l'émission), vous trouverez dans le Lieu du Vin tout autant des vins aveyronnais (on ne se refait pas) que des vins de Lorraine, de Corse, d'Italie, de Loire, du Sud-Ouest, de Provence, du Rhône, du Beaujolais, de Bourgogne, des champagnes (qui ne passent pas 9 mois sous les néons), d'Auvergne, des USA, du Roussillon du Portugal, de Grèce du Languedoc, d'Argentine, l'Alsace, de Savoie, du Jura, et.. de Bordeaux !

Ceci étant, les seules promotions que vous trouverez dans notre magasin portent soit sur les stocks que j'ai racheté avec le magasin (il en reste encore un peu, très très peu, peut-être 6 bouteilles en cherchant bien), soit sur des bouteilles pour lesquelles nous souhaitons faire un effort par exemple pour aider un vigneron en lui passant du volume, ou pour faire connaître une appellation que nous pensons mésestimée ou un producteur qui nous semble ne pas être reconnu à sa juste valeur.

Et enfin, ici, on fait la foire toute le temps, ou le marché, comme vous préférez... Vous savez, ces lieux ouverts où les gens viennent pour acheter de bons produits, en circuit court, en discutant, en souriant, en rencontrant les producteurs, en goûtant souvent avant d'acheter... Ici, pas de musique abrutissante sous les néons blafards des hangars de périphérie de ville et leurs hectares de goudron et de panneaux publicitaires qui essaient de voler votre "temps de cerveau disponible". Ici, on y vient pour se faire plaisir, pas par obligation. On n'y vient pas pour acheter une remise sur un produit industriel de toutes façons trop cher. On y vient pour trouver une occasion de partage et de plaisir. Pour échanger nos opinions et nos découvertes. On y vient en tant qu'humain et citoyen.

Cela fait un peu plus de trois ans que Le Lieu du Vin a ouvert et j'espère qu'il sera encore longtemps en mesure de vous accueillir pour vous faire partager ses découvertes et coups de cœur. Parce que le vin, ce n'est pas un produit comme les autres : c'est une culture et c'est du plaisir. C'est un plaisir que vous choisissez de vous faire, de partager et d’offrir sans contrainte et sans obligation. C'est pour cela que nous avons toujours le sourire.

Etre philosophe ne consiste pas simplement à avoir de subtiles pensées, ni même à fonder une école, mais à chérir assez la sagesse pour mener une vie conforme à ses préceptes, une vie de simplicité, d’indépendance, de magnanimité, et de confiance

Henry David Thoreau

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La vie, l'amour et le reste

Publié le 6 Décembre 2015 par Philippe CUQ

La vie, l'amour et le reste

Pour la sixième année, Eva (une des fées de ce monde magique du bon vin) nous offre pour les fêtes son calendrier de l'Avin : chaque jour un amateur de la toile présente un de ses vins préférés, pour cette période de préparation de fête. C'est là : http://www.oenos.net/​. Voilà ma petite contribution...

Je vous ai déjà fait part de mon approche des plaisirs de Bacchus, fondés sur le partage, l'hédonisme et évidemment l'humain. Le vin ne peut être sans l'Homme ; la destinée naturelle du raisin est plutôt de finir dans une grive ou un sanglier. Cette année, grâce à Eva encore, je vais vous parler d'un vigneron-poète et de vins-poèmes.

Cette année 2015 a vu la violence, la brutalité, le fondamentalisme et l'incompétence, le cynisme et la cupidité, l'inhumanité se rappeler à notre souvenir, près de nous, plus encore qu'avant. Chez nous. Et chez nous-mêmes, nous avons vu gonfler le ressentiment, la haine, les appels aux massacres et cette soif de vengeance à l'encontre de barbares qui prétendent eux-mêmes se venger. Nous avons vu fleurir la peur et l'inquiétude - justifiées - mais aussi l'égoïsme et l'injustice. Nous voyons l'Etat devenir chaque jour un peu plus un adversaire du citoyen. Incapable qu'il est de le protéger, il se réfugie dans ce qui résulte toujours de l'impuissance et de l'absence de projet d'avenir : le mépris, le mensonge, la violence et l'arbitraire. Faute de pouvoir enchanter le monde, nos "représentants" le martyrisent. Faute de se sentir faire partie de la communauté, de la République, ils en musellent les membres et en bafouent les valeurs.

Il me semblait bon pour cet avent de présenter quelqu'un qui représente l'exact contraire. Quelqu'un qui me semble représenter une vie plus respectueuse des autres et du monde et une économie plus collaborative et constructive que prédatrice.

J'ai eu l'embarras du choix, je dois le reconnaître. Et finalement, mon choix s'est fixé sur un vigneron qui fait quelques-uns de mes vins préférés et dont deux des cuvées se sont imposées d'évidence simplement du fait de leur noms.

Pour Pierre-Nicolas Massotte, propriétaire du clos éponyme dans le Roussillon, le vin est un nectar dont il accompagne la naissance de la vigne à la bouteille, avec respect, sans béquilles technologiques, avec patience et - il me semble - parfois avec un peu d'inquiétude, mais toujours avec émerveillement... C'est pour lui un Graal qu'il faut aider à émerger de notre Terre, un cadeau à partager. Pierre-Nicolas, après avoir été ingénieur commercial, est devenu vigneron-maïeuticien, un mot qui sonne un peu comme magicien. Et il applique maintenant son art sur un peu moins de 8 hectares, du côté de Trouillas (pas très loin de Rivesaltes) pour produire des OVNI rouges, blancs ou rosés, secs ou doux.

La vie, l'amour et le reste

Ma première rencontre avec Pierre-Nicolas, c'est par l'entremise d'un collègue - Christophe, qui tient avec Isabelle "Un midi dans les vignes", à Rennes et dont je vous recommande l'établissement sans réserve - qui m'a offert une bouteille de la cuvée Orion avant même que je n'ouvre ma cave. Avec un sourire taquin et les yeux brillants...

Cette première fois fut un peu surprenante. J'avoue avoir pris beaucoup de plaisir à cette bouteille, mais sans vraiment tout comprendre.

Un vin généreux, chargé en alcool et pourtant très buvable et pas fatiguant du tout. Avec un air naturel marqué, mais plein de vivacité, de complexité, de richesse et d'équilibre. Un vin "trop" mais dont tous les "trop" rassemblés finissent par faire un "parfait".

Est-ce un vin pour la table, pour l'apéritif ? Un vin du midi, du soir ou pour la profondeur de la nuit ? Je ne sais pas.

Ce que je sais, c'est que c'est un vin d'émotion, de partage. Un vin qui surprend, qui étonne et qui ravit. Comme toutes ses cuvées, d'ailleurs, dont les noms ont quelque chose de décalé, de poétique.

Ce vin m'a donné envie de rencontrer le vigneron. Et je dois dire qu'il est conforme à ce que j'avais imaginé : sympathique, humble, bosseur, franc... Où l'on vérifie encore que souvent, un vin correspond au caractère non seulement du terroir mais aussi de celui qui le fait.

Aujourd’hui, les deux cuvées que j'avais envie de vous montrer ont des noms d'actualité. Des noms qui réchauffent. Des noms qui sont tous les deux emplis de magie. Des noms que j'aime prononcer.

Il y a "Vie". Issu de vendange précoces qui lui ont donné sa fraîcheur, sa vivacité, ses épices, sa complexité... La vie, et puis l'amour avec "M et t'es toi", son compagnon.

Je ne développerai pas. Ni leurs assemblages, ni leurs analyses (de toutes façons, à part du raisin, du travail et du talent, il n'y a rien). Ce n'est pas le but de ce billet que de donner à lire un compte-rendu de dégustation.

Ce que je voulais surtout c'est vous dire que le vin est un passeur quand il est fait avec talent et humanité. C'est un prétexte au partage, à l'ivresse douce et au plaisir. C'est un remède pour le monde, et pour soi et pour ceux qu'on aime.

Ces vins sont à l'image du monde que je voudrais : généreux, surprenants, sains, aptes à émerveiller et à faire sourire, aptes à créer le dialogue, disposés à offrir une ivresse sans autre conséquence que l'ouverture aux autres.

C'est ce type de vin que je vous souhaite pour ces fêtes de fin d'année. Ce type de vin et la compagnie pour les partager.

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Vivre et partager !

Publié le 18 Novembre 2015 par Philippe CUQ

Vivre et partager !

Je vais faire court : le journaliste a parfaitement résumé le message que j'essaie ici de faire passer. Merci à lui et merci d'avoir privilégié un angle optimiste. Nous en avons besoin.

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Le Monde s'ouvre à vous

Publié le 26 Septembre 2015 par Philippe CUQ

Le Monde s'ouvre à vous

J'ai beau ne pas chercher le buzz et me concentrer davantage sur la sélection de mes vins que sur la publicité, je dois reconnaître que se voir interviewé sur 4 colonnes dans Le Monde, ça fait quand même vraiment plaisir. D'autant plus quand on on est tombé sur un vrai journaliste, synthétique et fidèle !

Et comme cerise sur le gateau, Elle se met également à parler de mes vins et vigneronnes... Ce coup-ci, c'est Véronique, du Mas Coris qui est à l'honneur !

 

Le Monde s'ouvre à vous
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La carte aux trésors...

Publié le 14 Juillet 2015 par Philippe CUQ

La carte aux trésors...

Un petit rappel utile et très pratique pour les amoureux du vin, et particulièrement ceux qui aiment les vins bio ou nature, sans forcément viser à l'exclusivité, ni à l'exhaustivité...

Vous voulez trouver de bons, de très bons vins, comme ceux-là, là, sur la photo, que vous avez peut-être déniché au fil de vos pérégrinations vacancières, chez le producteur ou chez un restaurateur qui sait vivre et qui sait recevoir (car il en existe qui prennent autant soin de leur carte des vins que de la façon dont ils élaborent leurs menus, c'est à dire qui veillent à la qualité, à la quantité et aussi aux justes prix). Ou bien vous voulez d'autres merveilles du même tonneau (façon de parler, hein ?), ou même des choses hautement recommandées par quelque blogueuse ou blogueur du genre de ceux-là :

Or, désespéré(e), vous ne savez pas où les trouver et vous ne les trouverez pour l'essentiel d'entre eux ni dans un "Repaire" qu'un dieu a déserté, chassé par Mercure, ni en grande surface, et encore moins chez N*****s, deux versions différentes de la grande distribution et de ses produits sans intérêt, la plupart du temps, quand ils ne sont pas toxiques.

Et bien c'est très facile ! Vous allez sur le lien, là, dessous, intitulé Association des Cavistes Alternatifs, et vous allez trouver le caviste qui va dans les vignes pour chercher des merveilles, découvrir des vignerons d’exception et vous faire partager des vins qu'il aime, issus de producteurs à tauille humaine.

Le mode d’emploi est simple : cliquez sur le personnage et vous aurez les infos nécessaires.

Vous noterez que que c'est en fait la carte des cavistes alternatifs de la francophonie, puisque vous pouvez aussi faire vos courses en Belgique ! Et pour nos amis suisses, il y a des frontaliers...

Il ou elle n'aura peut-être pas ces vins là, mais écoutez quand même votre caviste : il vous en proposera certainement d'autres, tout aussi admirables et d'une fréquentation fortement recommandée... Et s'il ces trois-là, ben cherchez plus !

Et pour finir, deux petits conseils :

  • Ne croyez pas que parce que c'est bon, c'est plus cher... Quand c'est cher, c'est surtout... cher.
  • Ne vous fiez pas aux réductions et autres promotions saisonnières. Pour pouvoir faire des réductions, il faut vendre plus cher au départ ou mettre à genoux les producteurs...

Bonnes découvertes, et santé !

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10000 et 1 cépages !

Publié le 11 Mars 2015 par Philippe CUQ

10000 et 1 cépages !

Je suis un fan des dictionnaires, encyclopédies et autres atlas... Depuis petit, je lis, je feuillette, je me balade dans ces sommes qui enrichissent et permettent non seulement de se cultiver pour le plaisir mais aussi de s'évader et de rêver à d'autres mondes, d'autres mots, d'autres cultures.

Gamin, je passait des heures dans l'Encyclopedia Universalis, après avoir eu le Petit Robert Illustré en livre de chevet. Plus tard, ce furent le Dictionnaire du Diable, celui des Lieux Imaginaires, l'Anthologie de la Poésie Française, et même les Baleinié... A chaque fois, je grappillais un peu de savoir et un peu d'imagination.

Et puis un jour, dans cette veine, je suis tombé sur le fantastique « Dictionnaire encyclopédique des cépages » de Pierre Galet. Et là, paf : deux passions qui se rejoignent : celle du vin et celle des livres de savoir et de voyages.

J'ai passé de nombreuses heures à me balader dans le monde au travers de l'ampélographie grâce à Pierre Galet. A lire quelles étaient les caractéristiques, les origines et les particularités de quelques raisins qui avaient croisé ma route sous forme fermentée : maréchal Foch, noah, fer servadou, negrette et autres folle blanche n'avaient plus de secrets pour moi !

Aujourd'hui, la réédition (enrichie) de cet ouvrage est un hommage à Pierre Galet, 94 ans, un homme qui a défini les bases de l’ampélographie moderne et qui a ainsi contribué à façonner le monde du vin tel que nous le connaissons. Et cette réédition fait l'objet d'une campagne de financement participatif.

N'hésitez pas à soutenir cette magnifique initiative ! Car en plus, les contreparties feront votre bonheur, ou celui de la personne à qui vous les destinez...

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